I.i C1ENNE
Voyons.
126 LA CHATELAINE
JOSSAX.
Savez-vous si votre cousin, monsieur de Rive, quitte ce soir Angers, et à quelle heure?
LUCIENNE
Il devait partir par le train de cinq heures.
JOSSAX.
Ah!
LUCIENNE
Mais il ne part plus.
JOSSAN.
Vous en êtes sûre?
LUCIENNE
En tout cas, pas aujourd'hui.
JOSSAX.
Et pourquoi, si ce n'est pas trop indiscret?
LUCIENNE
Il n'y a pas d'indiscrétion. On est allié ou on ne l'est pas. Il ne part plus à cause de vous.
JOSSAX.
De moi?
LUCIENNE-
Oui. Hier soir, après diner, il a eu une longue conversation avec ma mère... Papa était allé se coucher. Moi, je passais dans le couloir pour monter dans ma chamhre. Vous pensez que je n'ai pas écouté à la porte, quoique j'en eusse un peu envie. Mais il y a des choses qui ne se font pas. Néanmoins, comme mon cousin parlait très haut et d'une voix presque furieuse, j';ii entendu ces mots : <( Je vous jure que j'aurai, coûte que coûte, une explication avec monsieur Jossan!... J'irai le trouver ce matin, v
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j< >SSAN.
Il a dit cela textuellement?