MAI M W
Te remercier .'
MAURICE
< lui, je l'ai recommandé à Limeray qui ejsl allé^ le voir eu me quittant
MAKIANM
Ecoute : ça, c'qsj trop fort!... Non seulement tu refuses un»' affaire pareille, mais tu la donnes à un de tes confrères, toi-même!
MAURICE
Il fallait toujours un avocat à Liuu-ray, n'est-ce ... Alors, autant le jeune Langlade que nous connaissons... De quoi ris-tu?...
MARIANNE
Tu oe te fâcheras pas?
MAl'Iih I
Non.
Eh bien! ce n'est pas pour me vanter, car il ne m'est pas très sympathique, et je le trouve assez fat, mais je le crois un peu amoureux de moi, ton jeuue Lang-lade.
MAURICE
Il te l'a dit?
MARIANNE
Oh! non... jamais, par exemple. Je ne l'ai vu d'ailleurs que chez madame...
MAunici:.
Je devine, ne prononce pas le nom... in f?p»uf Il ne manque pas de talent.
MAllIANNK.
Tu trouves que tout le monde a du talent, toi! Pense-le, si tu \ eux, mais au moins ne le dis pas.
L ADVERSAIHE
MAURICE
Bon... boni... Ah! maintenant, pour passer à des sujets plus intéressants, nous allons revoir Chantraine...
MARIANNE
Oh! tant mieux!
MAURICE
Il te plaît, celui-là, au moins?
C'est un homme charmant, je ne dis pas le contraire; mais ce n'est pas une raison pour ne fréquenter que lui.
MAURICE
J'adore cet être-là!... Je ne peux pas m'en passer... Il me manquait beaucoup!... C'est un sage.
MARIANNE
Un sage qui a blessé un homme et une femme à coups de revolver, merci!
MAURICE
Je ne comprends pas encore comment il a fait ça... Je l'ai expliqué clans une plaidoirie excellente, mais je ne l'ai jamais bien compris.
MARIANNE
Où était-il donc qu'on ne l'avait pas vu depuis trois mois?
MAURICE
En province. Il m'a écrit ce matin une lettre assez singulière pour me dire qu'il était rentré à Paris, et qu'il viendrait me voir tantôt... Tu l'inviteras à dîner pour ce soir.
M \RIANNK.
Oh! avec plaisir!
(Entre madame Grécourt.)
iCTi r. sci m \
Si ÈNE \ Les Mânçs, MADAME GRÉGOURT.
M M «ami: GRÉCOURT.
Enfin, on vous trouve, mon ami...
Elle embrasse Maurice.
MAURICE, Venxbrassani encore.
Vous savez que je suis enchanté de vous voir, enchanté '.
MADAME GRÉCOURT
Et moi donc !
MAURICE
Et je vous aime plus qu'on ne devrait aimer une belle-mère... Vous êtes une femme d'un bon sens délicieux.
MARIANNE
1 i. c'est pour moi.
MADAME GRÉCOURT
J'espère que nous dînons ensemble?
MAURICE
.1»' crois bien. Et vous dînerez môme avec un homme dont vous désirez faire la connaissance depuis longtemps...
MADAME GRÉCOURT
Qui donc?
Mon meilleur client, Chantraine.
MADAME GRÉCOURT
I >h ! quelle horreur !
US(> I. Al>Vi:USAII\E
MAURICE
Vous serez folle de lui avant la lin du jour.
MADAME (.RECOURT
Ça me fera un drôle d'effet de me trouver en face d'un homme qui...
UN DOMESTIQUE, annonçant.
Monsieur Chantraine.
MAURICE
Qu'il entre ! qu'il entre !
(Il va à la porte chercher Chantraine et l'introduit.) .