‹ Théâtre completChapitre 136 sur 143 · SCÈNE XIII 2il · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII 2il

PAUL

En vérité, messieurs...

LEV1C0MTE.

Ah ! vous allez faire bien des jaloux, sans parler de ce pauvre chevalier qui comptait si fort sur un succès, mais qui comptait sans vous.

LE CHEVALIER

Caprice de coquette, mon cher vicomte. Ne me faites pas plus désespéré que je ne suis. Monsieur de Flagey est trop galant homme pour abuser de son bonheur. On mord au gâteau, mais on ne prend pas tout, et il en reste pour les convives.

LE VICOMTE

Cette folle Marianne ! Je la trouve adorable avec ses écarts dé fantaisie. Mais il y a temps pour tout — et pour tous.

LE CHEVALIER

J'y compte bien. Quant à vous, monsieur de Flagey, si vous l'aimez, aimez-la vite ; la belle est de complexion changeante, je vous en avertis.

PAtJL.

Monsieur le chevalier ! . . ,

212 L'HEURE DU BEBGER

LE CHEVALIER

Plaît-il ?

PAUL

J'ignore le persiflage, et je ne saurais m'y faire. Qu'il soit de bon goût de salir la réputation d'une femme, je commence à le croire ; mais qu'il soit honnête de venir l'insulter chez elle, c'est ce que je ne croirai jamais.

LE CHEVALIER

Monsieur de Flagey, vous le prenez sur le haut ton ; et si c'est une leçon que vous prétendez me donner, l'endroit est mal choisi pour que j'en tire tout le parti que je désiierais.

PAUL

Sortons donc, messieurs, et finissons-en... Je me suis trop longtemps contenu.

LE VICOMTE

La peste ! voilà un gaillard dont l'épée ne tient à rien.

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