‹ Théâtre completChapitre 137 sur 143 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

gey d'envoyer notre pauvre ami tenir compagnie à monsieur de Guiseuil.

MARIANNE

Arrêtez, messieurs; j'ai tout entendu... (ah chevalier, q»i •'incline ) Ne vous excusez pas, chevalier; la chose en vaut si peu la peine! — Pauvres femmes que nous sommes!... Nous avons le visage gai, la lèvre souriante, et c'est un scandale pour bien des gens que de nous voir si heureuses... Mais que de larmes secrètes sous cette joie menteuse, et que de révoltes impuissantes contre cette félicité qu'on envie!... Allons, c'est assez d'élégies! Votre main, Paul; la vôtre aussi, chevalier, et pour l'amour de moi, renoncez à votre querelle. A ce prix-là, chevalier, j'oublierai votre impertinence, (ils te donnent la main. — Bas, à Pau].] Et VOUS, Paul...

ne venez plus. Tout à l'heure, dans le jardin, je vous ai dit mille folies; mais me voici dans tout mon bon sens... Adieu! et si, par aventure, vous entendiez parler de moi, gardez mon souvenir comme celui d'une femme qui vous aurait aimé... — si elle avait été digne de vous.

PAUL, de même.

Adieu, oui, adieu!... Et vous aussi, souvenez-vous de moi.

(Il sort.).

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