ACTE PREMIER
l'alcade, bas.
Mais vous n'avez donc pas entendu que c'est l'infant don Manuel?
DON A BEAT RIZ
J'ai entendu que mon fils se ferait tuer! Prenez l'infant dans la rue, non ici.
l'alcade.
S'il ne sort pas?
DO Sa beat riz.
Assez de paroles. Mon fils s'étonnerait. Laissez l'infant. Je le veux. (Mouvement de raIcade.)Quand je VOUS diS
que je le veux !
l'alcade.
Madame, j'obéis, (a i-infant.) Soit, restez, jusqu'à ce que le roi ait décidé.
DON JORGE, à part.
D'où vient ce changement? (a dona Beatm.) Qu'est-ce donc que vous lui avez dit si bas?
dona beatriz.
Rien, un secret qui peut le perdre et que je sais.
DON JORGE, à part.
Voilà bien des secrets ce soir.
l'alcade, à VinTant.
Nous nous retirons, mais nous ne tarderons pas à revenir. Les portes seront gardées et vous n'échap-
perez pas. Ceci vous perd, au contraire. Votre crainte est un aveu.
l'infant.
Attendez. — Je vais vous suivre.
DOiNA FLORINDE.
Comment!
l'infant.
Merci, dona Beatriz; merci, don Jorge. Je vous ai laissés me protéger, pour que votre liospitalité restât celle qu'elle est. Mais maintenant on ne me prend pas, c'est moi qui me livre.
Ne te livre pas !
l'infant, bas.
C'est la seule chance, (iijut.) Je montrerai ainsi que je n'ai rien à craindre. Mon frère ne me condamnera pas sans preuves. Quand un soupçon ose s'attaquer à moi, je le regarde en face et je lui fais baisser les yeux.
DON JORGE
C'est votre volonté?
l'infant.
Venez, alcade. (ll son avec les alguazlls.) DONA FLORINDE.
Oh ! je te sauverai malgré toi ! (Elle regarde don Jorge, qui n les yeux fixés sur sa mère.)