‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 103 sur 163 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

l'alcade.

Infant don Manuel, je vous arrête!

DON JORGE

Qui parle d'arrêter quelqu'un chez moi

l'alcade.

Comte, c'est un traître...

DON JORGE

C'est mon palais qui serait un traître s'il livrait ceux

qui se fient à lui! (L'alcade fait un signe à Esteban, qui disparaît. — Don Jorge à rinfant.) VoUS êteS mOU hÔtO.

l'infant.

Merci, comte; mais regardez, (ii ini montre Esteban qui

est revenu avec une troupe.)

Chez moi! des alguazils! Alcade, tu me payeras

ceci! (U tire son épée.)

Tout serait inutile.

DON JORGE

Il n'est pas inutile de mourir pour son hôte !

DON A FLORINDE

Merci !

DON JORGE, ù l'alcade.

Le sang coulera si tu veux, mais tu ne l'auras pas ! I. 12

178 LES FUiNÉRAILLES DE L'HONNEUR.

l'alcade.

C'est ce que nous verrons, (aux aiguaziis.) Allons!

DON JOKGE.

Mes serviteurs! à moi! les lames hautes! Et vous tous! étant invités ici, vous y êtes chez vous; c'est donc votre maison qu'on insulte; défendez-la!

l'alcade.

Quiconque fait un pas devient rebelle au roi! (tous

don a florinde.

Lâches !

Pas même mes valets! Çà! à qui donc obéit- on ici? A qui est cette maison? Je me croyais chez moi! Je mettrai le feu à ce palais infâme! (Arinfaot.) N'importe, on ne vous prendra pas !

l'alcade.

Qui m'en empêchera? (n s'avance avec ses hommes.) DON A beat RIZ, se précipitant entre don Jorge et l'alcade.

Moi!

DON JORGE

Ah ! venez, ma mère ! vous voyez ce qu'on fait de notre maison?

DONA BEA TRI Z.

Sois tranquille. (EUe emmène l'alcade sur le devant du théâtre.) DONA BEATR IZ, bas à l'alcade.

Ne touchez pas à cet homme !

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