‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 126 sur 163 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE ROI

Son corps ?

DONA FLORINDE

Je désire le porter hors de Séville, dans le tombeau qu'il s'était fait bâtir lui-même.

LE ROI

Soit. Les rois ni les lions n'ont affaire aux ^cadavres. Est-ce tout ?

DONA FLORINDE

Votre Majesté est si redoutable que même les amis de l'infant n'oseront pas l'accompagner, si vous ne leur permettez pas d'y venir masqués.

LE ROI

Je le leur permets ; et je défends que personne les inquiète ou les épie. Maintenant, allons. Peuple, j'ai jugé don Manuel; que Dieu juge mon jugement.

(Il sort.)

DONA FLORINDE, à la foule.

Vous entendez ? Cette fois, la piété envers les morts ne sera pas punie. S'il y a parmi vous des amis de

l'infant, qu'ils me suivent ! (Elle s'en va du côté de l'écUafaud.]

TROMBALGO, à Zorzo,

Allons-nous avec elle ?

ZORZO.

Pourquoi faire ?

TROMBALGO.

Un enterrement masqué, ce sera curieux !

Nous avons assez donné à l'amusement. Il est temps que je rentre ; ceux qui auraient à me proposer quelque affaire ne sauraient pas où me trouver. Ces décapitations sont bonnes pour distraire un moment, mais occupons-nous maintenant d'affaires sérieuses.

Viens, (lls panent.)

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