‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 15 sur 163 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Il eût bondi. Le mien est resté bien tranquille.

Ce D*est pas là, sans doute, un symptôme trompeur.

Et je n^aurai plus peur de ne pas avoir peur.

RéOéchiMant.

Oui, mais ils ont gardé mon argent dans leur antre. Qui m'en rendra? J'ai bien ma cousine; mais, diantre Il ne faut pas compter sur elle ces jours-ci : J'ai, tous ces derniers temps, exploité sans merci Ce que je fais pour elle, et c'est ce soir qu'à force De presser ses refus et d'en tordre Técorce J'en avais exprimé ces beaux ducats si doux Qui vont désaltérer la soif de mes filous.

La (ènétre du cabinet s'ourre.

G R 1 F , regardant dehors.

Il fait jour.

Sans argent, l'homme est une apparence.

B£a cousine de moins, ai-je une autre espérance ? Aucune !

MIIIOTORO, preaanl le rouleau du chanteur etétahint l'or «ur la table.

Partageons toujours ces jolis blonds.

Tant de gens, sous ces toits, nagent dans les doublons! Par quel canal, crevant les caisses les plus proches, Pourrais-je en détourner un courant dans mes poches? Voler, jamais I c'est trop dangereux.

An brait de l'argent que Grif et Minotoro se partagent, il va vers le cabinet et tend le cou Ters la fenêtre.

Quel doux bruit!

Ah! ciel! — De quel travail tant d'or est-il le fruit?

Si TRAGALDABAS.

GRIK, ayereeTant TragaldalMS et le n«otnuit à MiaolOTO.

Dis donc?

Ils ferrent préoipHAinineat l'argeat.

Ils semblent peu désireux qu'on les voie.

D*où vient qu'ils ont caché cet or comme une proie? Ils ont dû le voler!

Marchant Grif el Mlnotoro robienrent par b fenêtre.

Si j'en étais certain, J'aurais facilement ma part de leur butin.

Je n'aurais qu'à surgir devant ce groupe infime Et qu'à les menacer de dénoncer leur crime; Comme ils m'achèteraient mon silence I — Mais quoi ! N'en suis-je pas certain? Leur mine, leur eflh)i Quand ils m'ont remarqué, cette fuite pudique De pièces d'or que gène un regard, tout indique Qu'ils ont dû rencontrer quelque honnête passant Seul dans un coin.— D'ailleurs, quel homme est innocent? Lequel de ceux qui vont la tète la plus haute Ne ft*issonnerait pas d'une secrète faute Au premier inconnu qui viendrait tout à coup Le regarder en face et dire : Je sais tout !

— Quelle idéel

G R 1 F , bas à Hinoloro.

As-tu vu son sourire? H se frotte Les mains. Pris ce matin, ce soir on nous garrotte !

MINOTORO, bas.

Viens !

Il se glisse sans bruit par la fenâtre. Grif le suit Ils se collent & l'angle du cabaret, et satrent tous les mouTrments de Tragaldabas.

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