‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 17 sur 163 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MINOTORO.

Quel est cet idiot?

G^est vrai, j^étais stupide !

Tai voulu faire peur, et c'est moi qui frémis.

GRIP

Peur à nous t

MINOTORO.

Peur à nous I

Du calme, mes amis.

Mon essai n'a pas pris, j'y renonce.

GRIP

Adorable l

Adieu. Je vais dormir.

n Ciit mi pas pour t'en aller.

MINOTORO, le retoarnant bratalemeot.

Et d'un sommeil durable !

GRIP

lyu vrai sommeil !

Comment? — Ah oui, vous supposez Que je vais vous trahir? Soyez tranquillisés, Ce n'est qu'afin d'avoir de l'argent pour me taire

Que je me présentais comme devant le faire;

Je n'en ai jamais eu l'intention, d'ailleurs.

Je suis, de ma nature, indulgent aux voleurs.

MINOTORO.

Voleurs!

C'est un métier auquel je m'intéresse.

Il vous y faut beaucoup de bravoure et d'adresse...

Miaotoro exaspéré lève son couteau. Grif le retient.

Écoute.

Les voleurs sont — même meurtriers — Une réduction fidèle des guerriers, Auxquels on fait honneur de ce qu'on vous reproche. Des héros en petit. Des conquérants de poche.

MINOTORO.

Je vais...

G E 1 F , le retananl toujours.

Mais s'il nous croit voleurs, alors, mon cher.

Que craindre?

MIXOTORO.

li fait semblant!

GRIF.

Il ne m'en a pas l'air.

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