‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 55 sur 163 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

DOfiA CÂPRIHA.

Rien.

DON BLISBO.

Alors, qui vous arrête?

TRA6ALDABÂS.

Qui farréte?

DON BLISBO.

£st-ce peur que ça vous compromette D*entrer chei un garçon? avec votre mari I

TRAGALDABA8.

Ten serai, moi 1

DON BLISBO.

D'ailleurs, vous êtes à Tabri Des indiscrétions. Bien que mon oncle livre Son parc entier, la foule, habituée à suivre, Vous raves vu, s'étouffe à Tautre extrémité ; Pas un visage humain dans ce coin écarté; Pas un dans ce chalet, non plus; la table prête, Les gens s'en sont allés jusqu'au soir à la fête. Et vous n'aurez ici d'autre valet que moi.

Pour le coupl

DOftA CAPRINA.

Mon motif n'est pas la crainte.

DON BLISBO.

Quoi Alors?

94 TRAGALDABAa.

TRÂ6ALDABÂ8.

Alors quoi?

DOllA GAPRIHA.

Mais c'est ce motif tout bote ^ Qu'uniquement venue afin de voir la fête.

Je désire la voir.

TRAGALDABAS, I doB EUmo.

Parlez.

DON BLISBO.

Il est certain Que vous ne la voyez que depuis le matin, Et qu'après être ici quelques instants entrée Vous ne la verriez plus que toute la soirée.

Je conviens avec vous que c'est bien peu de temps Pour vous faire assourdir aux cris des charlatans. Aux fiAres, aux pétards, pour être coudoyée Par cette tourbe épaisse, et foulée, et broyée. Et que vous risquerez, si chez moi l'on s'assied. De n'avoir qu'une côte enfoncée et qu'un pied Écrasé.

Fort bien dit.

DOllA CAPRINA.

Et moi, je vous accorde Que, musiques, chansons, mouvement qui déborde. Une ville dehors, les amis rencontrés, L'entrain universel vous gagnant par degrés, L'orgueil, quand de son mieux on s'est accommodée. De traverser la foule et d'être regardée,

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