‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 94 sur 163 · L*ALCADE · texte numérisé non relu

L*ALCADE

DedonaFlorinde?

ESTEBAN

Que j'avais remarqué pour aller et venir un peu souvent? que j'avais suivi? inutile; je ne sais pas comment il s'y prenait, mais il vous entortillait dans les ruelles, et, tout à coup, à l'angle d'un mur, il disparaissait, plus de page, le diable l'avait escamoté. Ça devenait monotone. Donc, un soir, il y a huit jours, au lieu de trouver sur sa route des hommes, il y a trouvé une femme. Seize ans, et des yeux! Si bien que, cette fois, au lieu de fuir, il a poursuivi. Je vous passe les détails. La fille reconduite chez elle ; ardeur du page, vertu de la fille ; huit jours làrdessus...

l'alcade.

L'amour du page devenu de la passion...

ESTEBAN

Ils se voyaient tous les jours. Ce matin, colère de la fille : elle s'était informée du page et venait d'apprendre qu'il sortait mystérieusement toutes les nuits. Où allait-il? chez quelque maîtresse, sans doute. Jalousie, fureur, défense de jamais reparaître. Le page a juré énergiquement qu'il n'allait chez aucune femme ; mais elle a haussé les épaules et a montré sa porte. Alors il lui a dit qu'il allait chez l'infant. EUe ne Ta pas cru sans preuve. L'amoureux, après lui

Page 1