ACTE PREMIER
Un joug que t'imposa la force? Il est toujours
L'heure de s'arracher à ce qui nous opprime î
Le mal doit-il durer parce qu'il est? Le crime
Oppose-t-il au droit l'antériorité ?
Le malade dit-il : trop tard! à la santé?
Trop tardi c'est ce qu'on peut dire quand on est vieille.
Trop tard pour vivre, à l'âge où ton âme s'éveille !
Trop tard ! quand ton cœur naît I quand tu n'as pas vingt ans !
Le jour meurt-il à l'aube et l'année au printemps?
DONA CAPRINA.
A quoi bon me tenter? — D'abord, pour être heureuse, On n'a pas tant que ça besoin d'être amoureuse ; Ce que j'ai de lumière et d'air, moi, me suffit. Puis, quand j'en voudrais plus, ce serait sans profit Pour vous.
DON ËLISEO.
Comment ?
DONA CAPUlNA.
Quand même une métamorphose Me ferait telle un jour que votre espoir suppose, Quand je me laisserais prendre à votre chanson. Quelle femme douée encor de sa raison Exposerait sa vie; et mieux, sa renommée, Sans être sûre au moins qu'elle est vraiment aimée ?
DON ELISEO.
Je VOUS aime vraiment.
DONA CAPRINA.
Qui me le prouva?
Tout!
Rieni Oh î P On peut y ^^ Le galant Lui démontx-^ La certitude Et tous les t> Me laissent Quand elle &^ Vous permet Qu'est-ce qu Juste le tempî^ Un amour sa Est épris de m
DONA CAPRINA.
^ des serments, vous m'en faites beaucoup.
Ijre avant que d'être mariée :
J^a^®* ""^ fille est priée ^ „^il est sincère ^ en l'épousant, , rnoins facile au cas présent ^ discours que chez nous on déclame ^ ^^ ^« aime aisément une femme ^^^^^riée et qu'un solide hymen -j ^i tout demander, hors sa main t ^^anel On est un passant; cela dure
.on veut. Ah I plus d'un qui me jure ^ :^ xx^i^^ ^* P^"'' toujours fleuri
i jj^^^x ^^^"« q^e de mon mari I
jyO^ ELISEO.
Je... • ^CP ^^ CAPRINA.
^iiis parfois rieuse, DonEliseo* J ^ cii^ ^^* ^^^^se sérieuse :
Mais ce que je ^^\^ ^Ji^nce de m'adoucir.
Si vous avez jarïi^^^^^o^i ^"^ votre ardent désir C'est lorsque je ^^ . \yf^' Serait de me voii* ^^ ^ bliseo,
*'^ f:« effet, c.'est mon rêve.
Croyez-le l
CAPRiNA.
Sur parole