‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 110 sur 166 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

DONA FLORINDE entre accompagnée d'un homme de quarante-cinq à cinquante ang, balafré, vêtu d*un reste d'habit de guerre raccommodé grossièrement.

DOMA FLORINDE.

Zorzo ! vous avez bien compris ?

ZORZO.

Parfaitement.

DONA FLORINDE

Aussitôt que vous nous verrez nous cacher derrière ces piliers...,

Soyez calme. Mais il est entendu que je n'irai pas plus loin que les paroles.

DOfiA FLORINDE.

Ce sera suffisant.

ZORZO.

C^est que, si vous aviez besoin de mieux, vous n'auriez qu'à y mettre le prix.

DOi^A FLORINDE.

De mieux? jusqu'où iriez-vous donc?

ZORZO.

Jusqu'au fond de votre bourse.

DOiÏA FLORINDE.

Vous frapperiez?

ZORZO.

Je fais tout ce qui concerne mon éta.t. ^

DONA FLORINDE

Vous frapperiez qui je vous dirais?

zonzo.

Vous en doutez? je vois qu'on ne m'a pas surfait. Et puis c'est le délabrement de mon habit. Vous me voyez mal harnaché, et alors vous avez pauvre opinion de moi, vous ne me croyez pas capable de tuer,, vous me méprisez.

DOSA FLORINDE

Excusez-moi, mon cher Zorzo; je ne vous connaissais pas. Ce matin je cherchais quelqu'un qui me servît cette nuit, on vous a indiqué à moi, je vous ai proposé un marché, vous avez accepté...

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