DONA BEATRIZ, MARTIN DIAZ
DONÂ BEATRIZ.
U est ici, tu en es sûr ?
MARTIN DIAZ
J'^ suis sûr.
DOlîA BEATRIZ.
Chez dona Florinde I
MARTIN DIAZ
11 sait que le roi ne sera de facile abord que ce soir. 11 a jugé plus prudent d'atiendre chez dona Florinde que chez vous. Quand il ne vous aurait pas vue vous exposer aux amisde Tinfant pour défendre don Pèdre, il doit craindre que vous n'empêchiez son terrible dessein par amour maternel, que vous ne le reteniez de force. Ne fût-ce que pour éviter vos prières...
DONA BEATRIZ.
11 ne les évitera pas! Je vais entrer et lui parler.
MARTIN DIAZ
A quoi bon ?
D05A BEATRIZ.
Je te dis qu'il changera 1 Ah ! pourquoi neTai-je pas laissé en Aragon? Mais j*avais besoin de mon fils plus qu'une autre. Que faire?
MARTIN DIAZ
Ce que je vous ai dit.
DO^A BEATRIZ,
C'est affreux.
MARTIN DIAZ
C'est le seul moyen.
DONA BEATRIZ.
Faire saisir mon fils !
MARTIN DIAZ
Pour le sauver. Un bon chirurgien hésite- t-il à faire violence au malade ? Le Guadalquivir est là, la barque