‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 14 sur 166 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Aux doux cœurs effrayés qu'on rassure, aux délices Des baisers dont la lune argenté les calices? Non. Je veux me verser ma jeunesse à plein bord, Et que Theure maussade où Thymen nous endort Ne m'enlève des mains la coupe que tarie.

Ainsi qu'il faut qu'on meure, il faut qu'on se marie . Soit; mais que j'aie au moins vécu quand je mourrai, Et qu'au moins j'aie aimé quand je me marierai î

S'ioterrompant.

Diable I et mon oncle! Il faut que j'aille à sa rencontre, J'oubliais son entrée.

U tire sa montre.

Onze heures à ma montre :

11 est entre minuit et neuf heures. — Allons I Je vais m'intéresser à des discours très longs. Et je ferai semblant devant tous ces burgraves De prendre au sérieux les choses dites graves.

n s'en va.

Un grand vacarme dans on des cabarets de la place. Soudain une porte s'ouvre, vomit un drdle, maigre, échevelé, effaré, bousculé, déchiré» meurtri, et se referme, r- Le jour se lève.

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