SCENE V
TRAGALDABAS, — puu MINOTORO et GRIF.
TRAGALDABAS
Nous étions là tous deux parmi trente vauriens. Et nous jouions aux dés, — chacun avec les siens . Du premier coup, j'ai douze. fortune jalouse. Je riais l Mais voici que l'autre tourne — douze l
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C'est à recommencer. Je penche le comet.
J'ai douze. A lui le tour. D'un air facile et net Il agite les dés.— Douze! Je désespère.
Mais, pour savoir à fond ce qu'était ce repaire. J'essaie encore un coup. J'ai douze. Le maraud Remet d'abord ses dés dans sa poche, et, tout haut. Devant tout le tripot que le vacarme attire.
Crie : — On triche ! — C'est bien à vous ! . . . allais-je di re. Quand soudain je reçois sur la joue un soufflet Qui pour jamais me teint de pâle en violet.
On m'insulte. A la porte I On m'y flanque avec verve. Et vertueusement cette bande conserve Tout mon argent. J'avais mis tout sur le tapis Pour allumer le jeu. Rincé I — Ma foi, tant pis I Car, puisque j'ai laissé démolir sans ressource Mon honneur, ptt! mon dos, hail mais, grand Dieu! ma bours Et que je n'ai tenté nulle rébellion.
Je vois ce que je suis, — je n'ai rien du Mon. Quelle chance ! C'est très dangereux, le courage ! On se blesse d'un mot, on est pris de la rage pu duel, et l'on se fait découdre le pourpoint. ^près ce que je viens d'endurer, je n'ai point ^ craindre que jamais, pour un mot qui mal sonne, Qxx me voie envoyer des témoins à personne.
^onso^^ l6 Poi*^^ d'honneur et le respect humain l je resp'^^^' ^® ^^^^ marcher dans mon chemin,
ifyre^ fi^^» aspirant l'air à pleine narine l
- r» certes, si j'avais au fond de la poitrine
^^^ ^0 dis pas le cœur d'Achille ou d'Annibal,
•^^ '0 titï cœur ramassé par terre dans un bal,
^^^'0S^xv infatué de gloriole vile.