‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 150 sur 166 · LB ROT · texte numérisé non relu

LB ROT

Et pour qui après ?

DOfÏA BEATRIZ.

Pour vous d'abord. Tous ces supplices sont un mauvais moyen d*apaiser les haines. Les jeujies cœurs s'exaltent et sMrritent. Oui, c^est cela qui les courrouce. Bien sûr, ce n'est que cela. C'est un excès de générosité; il ne faut pas trop leur en vouloir. Promettez-moi de pardonner. Il le faut. Pardonnez, je vous aime tant! Vous ne savez pas comme je vous aime, don Pèdre. Mon honneur dans cette vie et mon âme dans Tautre, je veus ai tout donné : eh bien, je suis heureuse d'être méprisée et damnée à cause de toi. Seulement, je me demande quelquefois comment je pourrai être en enfer, pendant que tu seras au ciel! >

LE ROI

Dona Beatriz... — Pour qui encore avez vous peur?

DOfiA BEATRIZ.

Pour personne.

LE ROI, h part.

C'est singulier.

DONA BEATRIZ.

Seigneur, je vous en supplie. Vous n'avez jamais fait grâce. Pas même à votre frère. Si vous faisiez

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