ACTE SIXIÈME. 25t
DON JORGE
Je ne veux pas m'échapper.
DONA BEATRIZ.
Tu veux mourir, maintenant! mais tu me détestes donci
DON JORGE
Laissez-moi passer.
DONA BEATRIZ.
Non! mon Jorge, sois bon pour ta mère, le roi ne te ferait pas grâce; qu'est-ce que je deviendrais? Rentrons chez nous, nos serviteurs se tairont, le roi n'apprendra rien de ce qui s'est dit dans le tombeau; tu consens, mon Jorge? Ne me fais plus cette figure redoutable. Dis-moi une bonne parole. Non? seulement un sourire. Eh bien I tu vas encore de ce côté ! Mais qu'est-ce que le roi t'a fait?
DON JORGE
Rien.
DOSA BEATRIZ.
Puisqu'il ne t'a rien fait, pourquoi veux-tu le frapper? Par amour pour cette femme ?
DON JORGE
Je hais Tamour l
DOJÏA BEATRIZ.
Mais je vais devenir folle, moi! Sans molif! Oh! tu n'entreras pasi
DON JORGE
Madame, retirez-vous.
m LES FUNÉRAILLES DE y^ONNEUR.
do5a beatkiz.
Hélas! mon fils!
' DON JOaGE.
Madame, j'entrerai.
DOf^A BEATRIZ.
Alors, tu marcheras sur ta mère à genoux! (Eue ••
Jetta è ffenoax derant la porte.)
DON JOEGE.
Madame, vous voyez mes yeux, levez-vous.
DOfïA BEATRIZ.
Je ne veux pasl
DON JORGE
Allons, il le faut.
D05a BEATRIZ.
Je ne veux pas !
DOH JORGE.
Je suis la mort qui passe, qu'on se range!
D05A BEATRIZ.
Je ne veux pas !
DON JORGE, terrible.
Pourquoi ?
DOJÏA BEATJirz.
Cest mon amant!
(Don Jorftt reeole. Momeat de'alleDce «t de stupeur.)
DON JORGE
Cette parole a été dite. Les anges Font entendue. C'est effrayant»