ACTE SIXIÈME
^ DONA BEATRIZ.
Pas tous !
LE ROI
Pourquoi ?
DONA BEATRIZ.
Trois ou quatre suffiront contre un seul homme. Et s'il en venait d'autres ?
LE ROI, & Mudarra.
Vite I (lladarra se précipite avec quatre arbalétriers.)
. DONA BEATRIZ.
Pourvu qu'on l'atteigne I
DON JORGE, à part.
Frapper maintenant, impossible ! (Rentre Hadarra.)
LE ROI
Eh bien !
MUDARRA
Personne,
DONA BEATRIZ.
II était déjà parti.
MUDARRA
Pas par cet escalier, toujours. La porte de la rue était fermée en dedans.
DONA BEATRIZ.
Ah I ce n'est peut-être pas par cet escalier qu'il s'est échappé. Nous étions si bouleversés de votre péril, Jorge et moi, que nous n'avons pas très bien vu.
En effet, maintenant, il me semble plutôt qu'il a pris par ici.
LE ROL
Par ici 7 Mudarra et Diego Tauraient vu.
MUDARRA
Personne n*est sorti par ici.
OOf^A BEATRIZ.
Je vous dis que nous n^avons pas très bien vu. £t puis, je dis, moi, qu'il venait pour vous tuer, je rignore. Rien ne le prouve. Il n'avait peut-être pas une intention méchante. Les femmes crient pour rien. C'était sans doute un ouvrier qui travaillait au palais. En nous voyant, il s'est retiré par discrétion. Oui, il n'avait pas l'air d'un homme qui va commettre un crime. Il avait une figure très honnête. J'ai eu tort de vous déranger. N'y pensons plus.
(Le roi regarde fixement don Jorge.)
DON JORGE
C'est moi.
(Att88U6t des arbalétciers se Jettent entre le roi et don Jorge.)
005A BEATRIZ.
Non!
LE ROI
Ah 1 tu l'avoues ?
DON JORGE
Je m'en vante 1
LE ROI
Un parchemin I (on en met un sar une table.)