‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 26 sur 166 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Entrent TRAGALDABAS, GRIF et MINOTORO,

tous trois irres, Hinotoro, le premier et seul, absorbé dans une revoie extatique; 6rif et Tragaldabas se donnant le bras.

MINOTORO.

Quels vins !

TRAGALDABAS

Je suis malade.

Je me repens d'avoir mangé de la salade.

GRIF.

Sois mon frère !

Je suis malade.

GRIF.

Ce festin Laissera quelque trace eu Tavenir lointain. ' Chance énorme, fatale, étrange, échevelée.

Que, s'étant hier matin perdus dans la mêlée, On se soit aujourdHiui retrouvés nez à nez I Ce déjeuner, ce roi, ce dieu des déjeuners, A pu n*être pas I

40 TRAGALDABAS

TAAGALDÂBAS.

Oui.

GRIF.

Telle est la destinée I Ce matin, sans prévoir cette grande journée, Je passais, quand soudain ton profil me frappa. Tu pouvais réciter notre mea culpa.

Je crus bon de lancer une parole vague :

<( La balle t'a manqué, j'essaîrai de la dague I » Te dis-je. C'est alors que tu nous invitas A ce festin, voulant nous attendrir. Quel tas De mets ! Je t'aime bien ! Tout était impayable, Moix frère l

TRAGALDABAS

Hormis le porc.

GRIF.

Tu m'insultes.

diable

Si je t'insulte ! En quoi?

GRIF, lai quittant le bran.

Tu m'as insulté.

TRAGALDABAS

Grifl Es-tu fou ? Mais je veux me percer d'un canif

Si

GRIF*

Nous allons nous battre.

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