‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 28 sur 166 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Endetté pour longtemps? Plats et flacons exquis, L'ai-je gorgé de tout afin d'être sa cible?

Quant au porc, j'ai cru faire une chose possible En blâmant sur un point un repas que j'offrais. D'ailleurs, louer un porc dont je faisais les frais, C'eût été comme si je me louais moi-même.

Mais je n'attaque pas le porc aux choux. Je l'aime. Toi-même as pu le voir, j'en ai mangé beaucoup. Trop peut-être. En un mot, j'ai blâmé par bon goût, Parce que c'était moi qui payais la partie.

J'ai rabaissé le porc par pure modestie.

Tu peux avoir raison, mais je ne ferai pas Dire que je me suis vendu pour un repas.

TRAGALDABAS

Comment?

ÎMINOTORO.

Ton vin était trop bon, il faut te battre.

TRAGALDABAS

Mais...

MINOTORO.

C'est vrai, pour un duel nous ne sommes pas quatre. Je serai ton témoin ; mais il faudrait au moins Que chacun en eût un.

TRAGALDABAS

Pardieuî pas de témoins!

GRIF.

Je vois un cavalier qui promène une dame.

Je vais lui demander...

U TRAGALDABAS

TRAGALDABAS

Grif, vous n'avez point d'âme .

Moi qui vous ai grisé, vous voulez m'égorger ï

GRIF.

Eh bien? tu m'as donné le boire et le manger, Je te rends le dormir I

TRAGALDABAS

Je t'offre des excuses Dans les journaux.

GRIF.

Tais-toi, car vraiment tu m'amuses .

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