‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 51 sur 166 · DON ELIS · texte numérisé non relu

DON ELIS

Mais...

TRAGALDABAS

Je refuserais, d'ailleurs. Donc, je subis Votre exigence. Eh bien, l'iiorreur de mes habits Ne compte que parmi mes tristesses cadettes : Mon aînée est que j'ai trois cents ducats de dettes.

DON ELISE 0, commençant à comprendre.

Ahl

TRAGALDABAS

J'ai joué, senor, et les dettes de jeu.

Vous savez, c'est pressant.

DON ELISEO, à part.

Voyons.

TRAGALDABAS, lerant la fiole.

Bonsoir!

Don Eliseo ne fait aucun mouTement. Tragaldabas abalise son bras de lui-même.

DON ELISEO, à part.

Parbleu !

Cest une variante au mot qui vous convie Aux dons forcés; il dit, lui : « Ta bourse ou ma vie! »

TRAGALDABAS, à part.

Il me laisse le bras en Tair. Doutèrait-il?

De l'aplomb I

A don Eliseo.

Il me vient un soupçon bas et vil.

82 TRAGALDABAS

Est-ce que, ces ducats que l'honneur veut qu'on rende, Vous vous figureriez que je vous les demande?

DON ELISEO.

Je VOUS les donnerai.

TRAGALDABAS

Mais oui I vous le pensez.

Ciel I

DON ELISEO, recommengant à être inquiet.

Maïs si ce n'est pas pour que je paye...

TRAGALDABAS

Assez !

Je suis un mendiant, moil Tu l'entends, ma fiole l Une aumône I II est temps que mon âme s'envole I

n Ta pour boire.

DON ELISEO, se jetant sur son bras.

Nonl

SU

Non !

D05rA GAPRINA, entrant.

Quel bruit l

Elle aperçoit don Eliseo.

Luil

TRAGALDABAS, bas à don Eliseo.

J'accepte.

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