ACTE QUATRIÈME
DOSA GAPRINA.
Rien.
DON ELISEO.
Alors, qui vous arrête?
TRAGALDABAS
Qui t'arrête?
DON ELISEO.
Est-ce peur que ça vous compromette D'entrer chez un garçon? avec votre maril
TRAGALDABAS
J'en serai, moi!
DON ELISEO.
D'ailleurs, vous êtes à l'abri Des indiscrétions. Bien que mon oncle livre Son parc entier, la foule, habituée à suivre, Vous l'avez vu, s'étouflfe à l'autre extrémité ; Pas un visage humain dans ce coin écarté; Pas un dans ce chalet, non plus; la table prête, Les gens s'en sont allés jusqu'au soir à la fête, Et vous n'aurez ici d'autre valet que moi.
TRAGALDABAS
Pour le coup l
DOf^A GAPRINA.
Mon motif n'est pas la crainte.
DON ELISEO.
Quoi Alors?
94 TAAGÂI^DÀBÂS.
TRAGALDARAS.
Alors quoi?
doKa gapriica.
Mais c'est ce motif tout béte Qu'uniquement venue afin de voir la fête.
Je désire la voir.
TRAGALDABAS, à don Eliieo.
Parlez.
DON ELISEO.
Il est certain Que vous ne la voyez que depuis le matin, Et qu'après être ici quelques instants' entrée You« ne la verriez plus que toute la soirée. Je conviens avec vous que c'est bien peu de temps Pour vous faire assourdir aux cris des charlatans. Aux fifres, aux pétards, pour être coudoyée Par cette tourbe épaisse, et foulée, «t broyée, Et que vous risquerez, si chez moi Ton s'assied. De n'avoir qu'une côte enfoncée et qu'un pied Écrasé.
TRAGALDABAS
Fort bien dit.
DOfiA CAPRINA.
Et moi, je vous accorde Que, musiques, chansons, mouvement qui déborde. Une ville dehors, les amis rencontrés, L'entrain universel vous gagnant par dégrés, L'orgueil, quand de son mieux on s'est accommodée. De traverser la foule et d'être regardée,