‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 86 sur 166 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MINOTORO, GRIF.

MINOTORO.

Je te trouve bien gai, toi.

GRIF.

C'est une apparence.

Je suis lugubre. Ami, le guignon est fécond, Et le pnemier déboire attend peu le second.

Le second?

GRir.

J'ai perdu, cette nuit, Dieu me damne!

Mon ami le plus cher.

MINOTORO.

Qui? ton frère?

GRIF.

Oui, mon âne

MINOTORO.

Lequel? celui qui dit aux gens, d'un air mignon. Si leur femme est fidèle?

GRIF. V

Il disait toujours non.

Il avait d'un savant, hélas! toute l'étoffe.

MINOTORO.

L'Ane-Splrituel?

ACTB CINQUIÈME. 141

GRIF.

Oui.

MINOTORO.

Quelle catastrophe l Crois que je prends ma part de ta juste douleur,

Et tu n'es pas encore au fond de mon malheur. J'en ai le cœur gonflé, Min, — et la bourse plate. J'avais vendu cet âne au célèbre Écarlate, Venu pour exploiter la fête. Il consentait" Au prix que ce charmant élève méritait. .

II repart ce matin, et devait — c'est à fendre Le cœur — en s'en allant le payer et le prendre.

MINOTORO.

Vends-lui la Puce-Aimable ou le Bon-Sanglier.

GRIF.

Il veut un âne I

MINOTORO, apercevant Tragaldabas et don Ellseo.

Enfin!

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