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ACTE PREMIER

cherait. Moi, je vous tends la main. Je ne suis même plus méchant.

GENEVIÈVE

Ne pas être méchant, c'est être bon.

ARMAND

C'est ne pas être. Je m'estimerais davantage si j'avais quelque bonne haine. Mais je suis si bas que je vous verrais malheureuse sans m'en réjouir.

GENEVIÈVE , riant.

Ne vous relevez pas.

MAUVE RGN AT, la couvant des yeux. A part.

11 me semble que j'entends sonner sa dot dans son rire.

GENEViiîVE.

Puisque vousn'êtespas furieux, vous viendrez à ma noce?

ARMAND

0 mon Dieu, oui. — J'espère encore qu'en voyant la chose de près, la colère me prendra, que je ressentirai mon injure, que je chercherai querelle à mon rival...

GENEVIÈVE

Oh ! mais alors ne venez pas !

ARMAND

N'ayez pas peur. Je tâcherai, mais je ne réussirai pas.

GENEVIÈVE

A la bonne heure ! — Maintenant il faut que je me dépêche, (a Mauvergnat.) Mousleur...

ARMAND

Je vous laisse à vos affaires.

Vous ne les gênez pas.

ARMAND

J'en suis sûr. Mais je n'ai pas déjeuné.

GENEVIÈVE

A demain donc.

ARMAND

A demain, madame, (a Mauvergnat, qui le reconduit.) Il ue faut pas que je revienne après déjeuner ?

MAUVERGNAT, bas.

Quel besoin avez-vous de vous poser comme un homme fini ?

ARMAND

Je déprécie votre marchandise ?

MAUVERGNAT.

Si c'est de cette manière que vous cherchez à vous marier !

ARMAND

Oh ! elle, son emplette est faite.

MAUVERGNAT.

Elle sera faite demain.

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