ACTE PREMIEIi
MAUVERGNAT, à madame Berteau.
Et le portrait ?
MADAME BERTEAU
Vous nous l'enverrez.
MAUVERGNAT, lui présentant un registre.
Madame voudrait-elle écrire son adresse ? (pendant qu'elle écrit.) Puisque C'était votrc parent, je dois avoir encore une espèce de sachet où il y a des chiffons, un bout de dentelle, une boucle de cheveux, des bêtises...
MADAME BEKTEAU.
Mais vous nvaviez dit n'avoir plus que ce portrait?
MAUVERGNAT.
Vous ne m'aviez pas dit que vous fussiez sa parente. Vous aviez eu l'air de m'écouter à peine. — Ce sachet, il m'avait prié de le brûler. .
MADAME DERTEAU.
De le brûler ?
MAUVERGNAT.
Oui, mais je l'ai conservé. Pourquoi brûler? Voulez-vous que je vous le montre?
MADAME BERTEAU
Non! Nous reviendrons. Mais nous sommes pressés. Louis, tu sais que tu as rendez-vous à onze heures.
LOUIS
Ah ! oui, avec un agent d'affaires qui a cru insolem-
ment que je plaiderais une mauvaise cause pour de gros honoraires. J'ai hâte de lui rendre son dossier!
M AUVERGNAT, i\ piirt.
Honnête imbécile!
MADAME BERTEAU
Viens. (Elle entraîne son fils, et avec lui Geneviève et madame Lambert. )