ACTE PREMIER
M AUVERGNAT, à lui-iuiîine.
Louis ! c'est évident ! — Mais suis-jc bête ! quel besoin ai-je de son nom à elle? j'ai de son écriture !
(il court au registre où madame Bertcau a écrit son adresse et compara
les deux écritures.) La lettre cst d'elle !
Ail rà ! vous êtes magnifique, mais mon baccarat ?
lAI AUVERGNAT, ù part.
Qu'est-ce que je vais en faire? Le mari existe-t-il?
(a Armand.) VOUS le SaVCZ !
ARMAND
Quoi?
M AUVERGNAT
Vous avez dû recevoir une double lettre de fairepart. Quels étaient les termes de celle des Berteau ?
ARMAND
Les termes ordinaires : « Madame veuve Berteau a l'honneur... »
MAUVERGNAT, à part.
Veuve. Sans mari, en donnera-t-elle assez? — Vendre à l'avocat? Ça vaudrait mieux. — Du sang-froid. — Il ne sait rien, puisqu'elle l'a emmené. Bien. Il est honnête. Cet avocat qui trouve mauvaise une cause bien payée et insolent un client libéral! Très honnête. Bien, bien. Mais... oui! Ah! tu es honnête, toi? je t'empoignerai par là! — Et alors... (ii regarda Armand ) — Et Une autro idée ! Mais cette lettre est
une mine d'or ! Ah! bien, oui, la vendre ! (n rembrasse
furieusement.)
ARMAND
Oui OU non, me prêtez-vous quatre mille francs?
Je vous en donne cinq cent mille !
ARMAND
Comment cela ?
MAUVERGNAT.
C'est mon affaire.
FIN DU PREMIER ACTE