‹ Théatre completChapitre 173 sur 176 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

la vôtre. Il serait d'autant plus tenu de me défendre que raccusation serait vraie.

LOUIS

Mademoiselle, vous n'avez pas besoin que le démenti de monsieur ou le mien soient des preuves. Un misérable homme que je devine a pu essayer de vous calomnier, mais personne ne le croira.

GENEVIÈVE

Mon père l'a cru !

LE COLONEL

Geneviève !

GENEVIÈVE

Oh ! mon père, disons la vérité, si nous voulons qu'on nous la dise. Mon père l'a cru un moment,

ARMAND

Mais donnez donc votre raison, si vous en avez une!

LOUIS

Vous me l'ordonnez?

GENE VIÊVE.

C'est vrai, on le menace, et alors il ne peut pas répondre.

Si c'est ma présence qui empêche... (a louIs.) Moi parti, parlerez-vous ? — Non?

GENEVIÈVE

Louis, je ne menace pas, moi, je prie. Voyons,

VOUS avez reçu une lettre. Ne niez pas, on vous l'a vue.

LOUIS

J'en ai reçu une.

Qui m'accusait?

Non.

Montrez-la.

Je l'ai brûlée.

GENEVIÈVE

LOUIS

ARMAND

LOUIS

LE COLONEL

Qui donc accusait-elle?

Monsieur, je jure — sur quoi ? je dirais sur ma vie, ce ne serait plus assez, — je jure sur ma souffrance que cette lettre ne concernait ni mademoiselle ni monsieur.

LE COLONEL

Elle ne concernait pas monsieur, et vous vous êtes battu avec lui ; elle ne concernait pas ma fille, et vous l'avez quittée.

LOUIS

Il y a une chose à faire. Vous dites vrai, les apparences seraient contre mademoiselle. Un mariage, en effet, ne se rompt guère, à ce moment extrême, que pour cause d'indignité. Indignité, soit; mais de qui?

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