‹ Théatre completChapitre 7 sur 176 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

TROPP A.

Je te la prête !

BEPPO

Au fond, c'est une femme exquise.

TROPPA.

Mais puisque je veux bien t'y mener de ce pas ! Viens-y !

BEPPO

Je ne veux plus.

TKOPPA.

Eh bien, n'y viens donc pas !

BEPPO, cédant.

Allons, viens.

TROPPA.

Tu consens?

BEPPO

Voyons, dressons le piège.

Finissons-en.

TROPPA.

Au diable une tête de liège !

Mais tu me promets bien de ne pas recevoir La marquise, malgré ses pleurs ?

BEPPO

Tu vas me voir Avec Lydia! L'œil plein de flammes brûlantes. Je lui dirai tout bas des choses si galantes,

Et je lui serrerai le bras si tendrement, Que toi-même croiras que je suis son amant.

TROPPA, effrayé.

J'aime autant que ce soit une autre. Sois tranquille, Je m'en vais de ce pas fouiller toute la ville. Je m'en charge !

Beppo lui tourne le dos.

Eh bien, non, voyons. — Elle est là-haut. Montons-nous tous les deux?

BEPPO

Non, monte seul plutôt.

Tu sais de quelle rage une femme babille ; Ne la préviens de rien. Dis-lui qu'elle s'habille. Lorsque vous descendrez, je vous aborderai. Tu me la laisseras. Je la promènerai.

Que Fideline alors se mette à la fenêtre !

TROPPA.

Tiens, une idée encor. Je peux l'y faire mettre. Je monterai chez elle en vous quittant, et puis, Sans avoir l'air de rien, tout en causant, je puis. Comme pour lui montrer quelque chose qui passe, Lui dire de venir un peu sur sa terrasse.

BEPPO

Très bien. Va.

TROPPA.

Je reviens.

n s'en va.

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