ACTE II
Saus doute la douleur tous dicte ce langage.
BRITANNICCS.
Ce discoure me surprend , il le faut avouer :
Je ne vous cherchois pas pour l'entendre louer.
Quoi ! pour vous confier la douleur qui m'accable,
A peine je dérobe un moment favorable ;
Et ce moment si cher, madame, est consumé
A louer l'ennemi dont je suis opprimé !
Qui vous rend à vous-même , en un jour, si contrairel
Quoi! môme vos regards ont appris à se taire?
Que vois-je? Vous craignez de rencontrer mes yeux!
Néron vous plairoit-il? Vous serois-je odieux?
Ah! si je le croyoisî... Au nom des dieux, madame,
Éclaircissez le trouble où vous jetez mon âme.
Parlez. Ne suis-je plus dans votre souvenir?
JCNIE.
Retirez-vous, seigneur ; Tempereur va venir.
BRITANNICnS.
Après ce coup, Narcisse, à qui dois-je m'attendre?