‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 171 sur 459 · ACTE m. m · texte numérisé non relu

ACTE m. m

AGRIPPINE

Prince, que dites-vous î Sylla, Pison, Plautus, les chefs de la noblesse!

BRITANNICCS.

Madame, je vois bien que ce discours vous blesse) Et que votre courroux, tremblant, irrésolu, Craint déjà d'obtenir tout ce qu'il a voulu. Non , vous avez trop bien établi ma disgrâce ; D'aucun ami pour moi ne redoutez l'audace : Il ne m'en reste plus; et vos soins trop prudents Les ont tous écartés ou séduits dès longtemps.

AGRIPPIRE.

Seigneur, à vos soupçons donnez moins de créance t Notre salut dépend de notre intelligence. J'ai promis , il suffit. Malgré vos ennemis , Je ne révoque rien de ce que j'ai promis. Le coupable Néron fuit en viin ma colère : Tôt ou tard il faudra qu'il entende sa mère. J'essaierai tour à tour la force et la douceur; Ou moi-môme , avec moi conduisant votre sœur. J'irai semer partout ma crainte et ses alarmes , Et ranger tous les cœurs du parti de ses larmes. Adieu. J'assiégerai Néron de toutes parts. Vous, si vous m'en croyez, évitez ses regards.

SCÈ?;E VI.

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