‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 20 sur 459 · JOCASTE, POLYNICE, ANTIGONE, HÉMON · texte numérisé non relu

JOCASTE, POLYNICE, ANTIGONE, HÉMON

t'N SOLDAT.

LE SOLDAT, à Polynice.

Seigneur, on est aux mains, et la trêve est rompue : Créon et les Thébains , par ordre de leur roi , Attaquent votre armée et violent leur foi. Le brave Hippomédon s'efforce, en votre absence, De soutenir leur choc de toute sa puissance. Par son ordre, seigneur, je vous viens avertir.

POLYNICE

Ah ! les traîtres ! Allons , Hémon , il faut sortir.

(A la reine.) Madame, vous voyez comme il tient sa parole : Mais il veut le combat , il m'attaque ; et j'y vole.

JOCASTE

Polynice! Mon fils!... Mais il ne m'entend plus : Aussi bien que mes pleurs, mes cris sont superflu». Chère Antigone, allez, courez à ce barbare : Du moins allez prier Hémon qu'il les sépare. La force m'abandonne et je n'y puis courir ; Tout ce que je puis faire, hélas! c'est de mourir.

1. Racine a écrit toute. La distinction de tout, employé comme adjectif ou comme adverbe, n'avait pas encore été faite. ( Geoffroy ,)

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