TITUS, PAULIN
PAULIN
Dans quel dessein vient-elle de sortir, Seigneur? Est-elle enfin disposée à partir?
TITUS
Paulin, Je suis perdu, je n'y pourrai survivre : La reine veat mourir. Allons, il faut la suivre. Courons à son secours.
PAULIN
Hé quoi ! n'avez-vou» pu
ACTB IV. tSI
Ordonné dès tantôt qu'on observe ses pasT
Ses femmes, à toute heure autour d'elle empressées,
Sauront la détourner de ces tristes pensées.
Non, non, ne craignez rien. Voilà les plus grands coapi
Seigneur ; continuez , la victoire est à vous.
Je sais que sans pitié vous n'avez pu l'entendre;
Moi»mème, en la voyant, Je n'ai pn m'en défendre.
Mais regardez plus loin : songez, en ce malheur,
Quelle gloire va suivre un moment de douleur.
Quels applaudissements l'univers vous prépare,
Quel rang dans l'avenir...
TITCS,
Non, Je suis un barbare; Moi-même je me hais. Néron, tant détesté. N'a point à cet excès poussé sa cruauté. Je ne souffrirai point que Bérénice expire. Allons, Rome en dira ce qu'elle en voudra dire.
PADLI N.
Quoi, seigneur I
TITUS
Je ne sais , Paulin , ce qae Je dis t L'excès de la douleur accable mes esprits.
PAULIN
Ne troublez point le cours de votre renommée : Déjà de vos adieux la nouvelle est semée ; Rome, qui gémissoit, triomphe avec raison; Tous les temples ouverts fument en votre nom ; Et le peuple, élevant vos vertus jusqu'aux nues. Va partout de lauriers couronner vos statues.
TITUS
AI). Rome! Ah, Bérénice! Ah, prince malheureux! Pourquoi suis-je empereur? Pourquoi suis-Je amoureoxl