‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 262 sur 459 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Transportés à la fois de douleur et de rage. Nos bras impatients ont puni son forfait, Et vengé dans son sang la mort de Bajazet.

AT ALI DE

Bajazet !

Que dis-tu?

L'ignoriez-Toast

osuin.

Bajazet est sans vie.

ATALIDK.

O ciel !

OSWIR.

Son amante en furie.

Près de ces lieux , seigneur, craignant votre secours , Avoit au nœud fatal abandonné ses jours. Moi-même des objets j'ai vu le plus funeste. Et de sa vie en vain j'ai cherché quelque reste : Bajazet étoit mort. Nous l'avons rencontré De morts et de mourants noblement entouré, Que, vengeant sa défaite, et cédant sous le nombre. Ce héros a forcés d'accompagner son ombre. Mais, puisque c'en est fait, seigneur, songeons à nous.

Ah! destins ennemis, où me rédnisez-voas?

Je sais en Bajazet la perte que vous faites.

Madame ; je sais trop qu'en l'état ot"i vous êtes

Il no m'appartient point de vous offrir l'appui "

De quelques malheureux qui n'espéroient qu'en lui :

Saisi , désespéré d'une mort qui m'accable ,

Je vais, non point sauver cette tête coupable,

Mais, redevable aux soins de mes tristes amis,

Défendre jusqu'au bout leurs jours qu'ils m'ont commis

Pour vous, si vous voulez qu'en quelque autre contrée

Nous allions confier votre tête sacrée ,

Madame, consultez : maîtres de ce palais.

Mes fidèles amis attendront vos souhaits;

Et moi, pour ne point perdre un temps si salutaire,

Je cours oii ma présence est encor nécessaire;

Et jusqu'au pied des murs que la mer vient laver,

Sur mes vaisseaux tout prêts Je viens vous retrouver.

428 JAJAZET.

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