‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 273 sur 459 · MITHRIDATE, HOMME · texte numérisé non relu

MITHRIDATE, HOMME

HITHBIDATE.

Madame , enfin le ciel près de vous me rappelle.

Et, secondant du moins mes plus tendres souhaits,

Vous rend à mon amour plus belle que jamais.

Je ne m'attendois pas que de notre hyniénée

Je dusse voir si tard arriver la journée ;

Ni qu'en vous retrouvant , mon funeste retour

Fît voir mon infortune, et non pas mon amour.

C'est pourtant cet amour, qui , de tant dé retraites.

Ne me laisse choisir que les lieux où vous êtes;

Et les plus grands malheurs pourront me sembler doux

Si ma présence ici n'en est point un pour vous.

C'est vous en dire assez, si vous voulez m'entendre.

Vous devez à ce Jour dès longtemps vous attendre}

Et vous portez , madame , un gage de ma foi

Qui vous dit tous les jours que vous êtes à moi.

Allons donc assurer cette foi mutuelle.

Ma gloire loin d'ici vous et moi nous appelle;

Et. sans perdre un moment pour ce noble dessein,

Aujourd'hui votre époux, il faut partir demain.

HONIUE.

Seigneur, vous pouvez tout : ceux par qui je respire Vous ont cédé sur moi leur souverain empire ; Et, quand vous userez de ce droit tout-puissant. Je ne vous répondrai qu'en vous obéissant.

MITHRIDATE

Ainsi , prête à subir un joug qui vous opprime. Vous n'allez à l'autel que comme une victime; Et moi , tyran d'un cœur qui se refuse au mien , Même en vous possédant je ne vous devrai rien. Ah, madame! est-ce là de quoi me satisfaire? Faut-il que désormais, renonçant à vous plaire, le ne prétende plus qu'à vous tyranniser? Mes malheurs, en un mot, me font-ils mépriser? \h ! pour tenter encor de nouvelles conquêtes ', 1. Ici commence une magnifique période de douce vers enci aliiAt

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