C« magnifique morceau est une imitation d'Homàt
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Vous , que J'ai fait nommer et leur chef et le mien } VouB, que mon bras vengeoît dans Lesbos enflammée, A^vant que vous eussiez assemblé votre armée. Et quel fut le dessein qui nous assembla tous? Ke courons-nous pas rendre Hélène à son époux? Depuis quand pense-t-on qu'inutile à moi-même Je me laisse ravir une épouse que J'aime? Seul, d'un honteux affront votre frère blessé A-t-il droit de venger son amour offensé? Votre fille me plut; je prétendis lui plaire; Elle est de mes serments seule dépositaire : Content de son hymen , vaisseaux , armes , soldats , Ma foi lui promit tout, et rien à Ménélas. Qu'il poursuive , s'il veut , son épouse enlevée ; Qu'il cherche une victoire à mon sang réservée Je ne connois Priam, Hélène, ni P&ris; Je voulois votre fille , et ne pars qu'à ce prix.
A6AHEMN0N.
Fuyez donc : retournez dans votre Thessalie >. Moi-même Je vous rends le serment qui vous lie. Assez d'autres viendront, à mes ordres soumis. Se couvrir des laurier» qui vous furent promis ; Et, par d'heureux exploits forçant la destinée. Trouveront d'Ilion la fatale Journée.
J'entrevois vos mépris, et jupe, à vos discours, Combien J'achèterois vos superbes secours. De la Grèce déjà vous vous rendez l'arbitre : Ses rois, à vous ouïr, m'ont paré d'un vain titre. Fier de votre valeur, tout , si je vous en crois , Doit marcher, doit fléchir, doit trembler sous vos lois. Un bienfait reproché tint toujours lieu d'offense : Je veux moins de valeur, et plus d'obéissance. Fuyez. Je ne crains point votre Impuissant courroux ; Et Je romps tous les nœuds qui m'attachent à vous.
ACHILLE
Rendez grâce au seul nœud qui retient ma colère :
D'Iphigénie encor je respecte le père.
Peut-être, sans ce nom , le chef de tant de rois
M'auroit osé braver pour la dernière fois.
Jo ne dis plus qu'un mot; c'est à vous de m'entendrBi