‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 346 sur 459 · ACTE n. en · texte numérisé non relu

ACTE n. en

On craint que de la soeur les flammes téméraires Ne raniment un Jour la cendre de ses frères. Mais tu sais bien aussi de quel œil dédaigneux Je regardois ce soin d'un vainqueur soupçonneux : Tu sais que, de tout temps à l'amour opposée. Je reodois souvent grâce à l'injuste Thésée, Dont l'heureuse rigueur secondoit mes mépris. Mes yeax alors, mes yeux n'avoient pas tu son fila, lion que, par les yeux seuls lâchement enchantée. J'aime en lui sa beauté, sa gr&ce tant vantée, Présents dont la nature a vou'u l'honorer. Qu'il méprise lui-mime et qu i semble ignorer t J'aime, Je prise en lui de pins nobles richesses. Les vertus de son père, et non point les foiblesses} J'aime, Je l'avouerai, cet orgueil généreux Qui Jamais n'a fléchi sous le Joug amoureux. Phèdre en vain s'honoroit des soupirs de Thésée : Pour moi, Je suis plus fière et fuis la gloire aisée D'arracher an hommage à mille autres offert, Et d'entrer dans un cœur de toutes parts ouvert. Mais de faire fléchir un courage inflexible , De porter la douleur dans une &me insensible. D'enchaîner un captif de ses fers étonné , Contre un Joug qui lui plaît vainement mutiné; C'est là ce que Je veux ; c'est là ce qui m'irrite. Hercule à désarmer coûtoit moins qu'HippoIyte} Et vaincu plus souvent, et plus tôt surmonté, Préparoit moins la gloire aox yeux qui l'ont dompté. Mais, chère Ismène, hélas! quelle est mon imprudence I On ne m'opposera que trop de résistance : Tu m'entendras peut-être, humble dans mon ennui. Gémir du même orgueil que J'admire aujourd'hui. Hippolyte aimeroit ! Par quel bonheur extrême Auroi»-je pu fléchir...

ISHiiNB.

Vous l'entendrez loi-même :

n vient à vous.

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