‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 362 sur 459 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Et du feu criminel qu'il a pris dans ses yeux, Phèdre mouroit, seigneur, et sa main meurtrière Éteignoit de ses yeux l'innocente lumière. J'ai vu lever le bras, j'ai couru la sauver, Moi seule à votre amour j'ai «u la conserver : Et, plaignant à la fois son trouble et vos alarmes , J'ai servi, malgré moi, d'interprète à ses larmes.

THÉSÉE

Le perfide ! il n'a pu s'empêcher de pâlir :

De crainte, en m'abordant, je l'ai vu tressaillir.

Je me suis étonné de son peu d'allégresse;

Ses froids embrassements ont glacé ma tendressCp

Mais ce coupable amour dont il est dévoré

Dans Athènes déjà s'étoit-il déclaré?

OENONE

Seigneur, souvenez-vous des pJaintes de la reine : Dn amour criminel causa toute sa haine.

THÉSÉE

Et ce feu dans Trézène a donc recommencé?

OENONE

Je vous ai dit , seigneur, tout ce qui s'est passé. C'est trop laisser la reine à sa douleur mortelle; Souffrez que je vous quitte et me range auprès d'elle.

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