‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 442 sur 459 · AD · texte numérisé non relu

AD

N'y reste-t-il que tous et vos saintes cohortes?

AZARIAS

De ses pards sacrés j'ai deux fois fait le tour. Tout a fui , tous se sont séparés sans retour, Misérable troupeau qu'a dispersé la crainte; Et Dieu n'est plus servi que dans la tribu sainte. Depuis qu'à Pharaon ce peuple est échappé,

1. Depuis la conctraction da temple, il était expressément défendu par Dieu même de sacrifieT lor les hanta lieux, et môme de célébrer ancnne des céiémooies do la religion ailleun que dans cette eoceinte sacrée. (OioFraoT.)

ACTB HL 113

Une égale terreur ne l'avoit point frappé.

JOAD

Peuple l&che, en effet, et né pour l'esclavage. Hardi contre Dieu seul ! Poursuivons notre ouvrage. Mais qui retient encor ces enfants parmi nous?

DNB DBS FILLES DU CHOBDR.

Hé! pourrions-nous, seigneur, nous séparer de vous? Dans le temple de Dieu sommes-nous étrangères? Vous avez près de vous nos pères et nos frères.

uns AUTRE.

Hébs! si pour venger l'opprobre d'Israël ,

Nos mains ne peuvent pas, comme autrefois Jabcl,

Des ennemis de Dieu percer la tète impie.

Nous lui pouvons du moins immoler notre vie.

Quand vos bras combattront pour son temple attaqué.

Par nos larmes du moins il peut être invoaué.

JOAD

Voilà donc quels vengeurs s'arment pour ta querelle.

Des prêtres, des enfants, à Sagesse étemelle I

Hais, si tu les soutiens, qui' les peut ébranler ?

Du tombeau , quand tu veux , tu sais nous rappeler ;

Tu frappes et guéris, tu perds et ressuscites.

Ils ne s'assurent point en leurs propres mérites.

Mais en ton nom sur eux invoqué tant de fois.

En tes serments jurés au plus saint de leurs rois,

En ce temple où tu fais ta demeure sacrée,

£t qui doit du soleil égaler la durée.

Mais d'où vient que mon cœur frémit d'un saint effroi?

Est-ce l'esprit divin qui s'empare de moi ?

Cest lui-même ; il m'écbauffe, il parla : mes yeux s'ouvrent,

Et les siècles obscurs devant moi se découvrent

Lévites, de vos sons prêtez-moi les accords ,

Et de ses mouvements secondez les transports.

LB CHOiUK cluntA an ion da tovt» U sytri<bo!ii« dt$ ioilrameoti.

<^e du Seigneur la voix se fasse entendre,

Et qu'à nos cœurs son oracle divin Soit ce qu'à l'herbe tendre

F^, au printemps, 2a fraîcheur du matia.

JOAD

Cieux, écoutez ma Toixt terre, prête l'orciiic.

TU ATHALIB.

Ne dis plus, 6 Jacob, que ton Seigneur •ommeille! Pécbeun, disparoissez : le Seigneur se réveille.

(Ici racommenc* la lymphonie, tt Joad aoisitât rapresi la parole.)

Comment en un plomb vil Vor pur s'est-il changé? Quel est dans le lieu saint ce pontife égorgé? Pleure, Jérusalem, pleure, cité peilde, Des prophètes divins malheureuse homidde t De son amour pour toi ton Dieu s'est dépouillé \ Ton encens à ses yeux est un encens souillé.

Qù menes-vous ces enfants et ces femmes < 7 Lç Seigneur a détruit la reine des cités : Ses prêtres sont captifs, ses rois sont rejetés. Dieu ne veut plus qu'on vienne à ses solennités : Temple, renverse-toi ; cèdres, jetez des flammes.

Jérusalem , objet de ma douleur, Quelle main on un jour a ravi tous tes charmes? Qui changera mes yeux en deux sources de larmes Pour pleurer ton malheur!

Azamaa.

O saint temple^

ÏOSABBTH.

O David!

Ll CHOEDH.

Dieu de Sion, rappelle, Bappelle en sa faveur tes antiques bontés.

(Laijmphonia recommence encore; et Joad, on moment après, l'interrompt.)

JOAD

Quelle Jérusalem nouvelle Sort du fond du désert brillante de clartés. Et porte sur le front une marque immortelle T

Peuples de la terre, chantez :

Jérusalem t.^alt plus brillante et plus belle.

D'où lai viennent de tous côtés Ces enfants qu'en son sein elle n'a point portésT Lève, Jérusalem, lève ta tète altiëre; Regarde tous ces rois de ta gloire étonnés; Les rois des nations, devant toi prosternés.

De tes pieds baisent la poussière ;

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