‹ Théatre complet. Avec des remarques littéraires et un choix de notes classiquesChapitre 93 sur 459 · HERMIONE, CLÉONE · texte numérisé non relu

HERMIONE, CLÉONE

HERHIONE.

Allendois-tu , Cléone, un courroux si modeste?

CLÉONE

La douleur qui se tait n'en est que plus funeste. Je le plains d'autant plus qu'auteur de son ennui, Le coup qui l'a perdu n'est parti que de lui. Comptez depuis quel temps votre hymen se prépare i Il a parlé, madame, et Pyrrhus se déclare.

ACTB III. 153

HERHIONE.

Tu crois que P3rTThus craint? Et que craint-il encorî Des peuples qui, d'i ans, ont fui devant Hector; Qui cent fois, effrayés de l'absence d'Achille, Dans leurs vaisseaux brûlants ont cherché leur asile. Et qu'on verroit encor, sans l'appui de son fils , Redemander Hélène aux Troyens impunis 7 Non, Cléone, il n'est point ennemi de lui-même» Il veut tout ce qu'il fait ; et , s'il m'épouse , il m'aime. Mais qu'Oreste à son gré m'impute ses douleurs; K'avons-nous d'entretien que celui de ses pleursî Pyrrhus revient à nous ! Eh bien ! chère Cléone, Conçois-tu les transports de l'heureuse Henni oneî Sais-tu quel est Pyrrhus ? T'es-tu fait raconter Le nombre des exploits... mais qui les peut compter? Intrépide, et partout suivi de la victoire, Charmant , fidèle enfin : rien ne manc[ue à sa gloire. Songe...

CLéONE.

Dissimulez : votre rivale en pleurs Vient à vos pieds, sans doute, apporter ses douleurs.

HERHIONE.

Dieux! ne puis-je à ma joie abandonner mon àmeT Sorv>ns : que lui dirois-je?

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