Priamumque per ara
Sanguine fœdarUem, qua» iptt taceavtrat, ignet.
iÉnéide, liv. IL)
ACTB III. 139
CÉPHISB.
Eh bien , allons donc voir expirer votre fils t
On n'attend plus que vous... Vous frémissez , madame
ANDROUAQCB.
Ah ! de quel souvenir viens-tu frapper mon âme I
Quoi! Céphise, j'irai voir expirer encor
Ce fils, ma seule joie, et l'image d'Hector,
Ce fils , que de sa flamme il me laissa pour gage !
Hélas! je m'en souviens, le jour que son courage
Lui fit chercher Achille, ou plutôt le trépas,
Il demanda son fils, et le prit dans ses bras :
« Chère épouse, dit-il en essuyant mes larmes,
« J'ignore quel succès le sort garde à mes armes ;
« Je te laisse mon fils pour gage de ma foi :
« S'il me perd, je prétends qu'il me retrouve en toi.
« Si d'un heureux hymen la mémoire t'est chère,
« Montre au fils à quel point tu chérissois le père, b
Et Je puis voir répandre un sang si précieux !
Et je laisse avec lui périr tous ses aïeux !
Roi barbare, faut-il que mon crime l'entraîne?
Si je te hais , est-il coupable de ma haine?
Ta-t-il de tous les siens reproché le trépas 7
S'est-il plaint à tes yeux des maux qu'il ne sent pas 7
Mais cependant , mon fils , tu meurs si Je n'arrête
Le fer que le cruel tient levé sur ta tôte.
Je l'en puis détourner, et je t'y vais ofl"rir!...
Non, tu ne mourras point, je ne le puis souffrir.
Allons trouver Pyrrhus. Mais non , chère Céphise,
Va le trouver pour moi.
CÉPHISE
Que faut-il que Je diset
APtDROUAQDB.
Dis-lui que de mon fils l'amour est assez fort... Crois-tu que dans son cœur il ait juré sa mort7 L'amour peut-il si loin pousser sa barbarie?
CéPHISE.
Madame, il va bientôt revenir en furie.
ANDROMAOl'E.
Eh bien I va l'assurer...
CÉPHISE
De quoi ? de votre fol ?
teo anoromàqub.
ANDROHAQUE.
Héla» ! pour la promettre est-elle encore à moiî O cendres d'un époux ! ô Troyens ! ô mon père! 0 mon fils, que tes jours coûtent cher à ta mère! Allons.
CéPHISE.
Où donc, madame? et que résolvez-vous î
AHDCOHAQDE.
Allons sur son tdmbeau consulter mon époux.
FIN aV TROIStÀMB ACTK.