‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 106 sur 165 · ACTE PREMIER. 179 L'ALCADE, bas · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 179 L'ALCADE, bas

Mais vous n'avez donc pas entendu que c'est l'infant don Manuel?

DOM BEAT RIZ

J'ai entendu que mon fils se ferait tuer! Prenez l'infant dans la rue, non ici.

l'alcade.

S'il ne sort pas?

DON A BEAT RIZ

Assez de paroles. Mon fils s'étonnerait. Laissez l'infant. Je le veux. (Mouvement de l'alcade.) Quand je VOUS dis

que je le veux!

l'alcade.

Madame, j'obéis, (a nnfant.) Soit, restez, jusqu'à ce le roi ait décidé.

i DON JORGE, à part.

D'où vient ce changement? (à dona Beatriz.) Qu'est-ce donc que vous lui avez dit si bas?

Rien, un secret qui peut le perdre et que je sais,

DON JORGE, à part.

Voilà bien des secrets ce soir.

L'ALCADE, à l'infant.

Nous nous retirons, mais nous ne tarderons pas à revenir. Les portes seront gardées et vous n'échap-

perez pas. Ceci vous perd, au contraire. Votre crainte est un aveu.

l'infant.

Attendez. — Je vais vous suivre.

DONA FLORIN DE

Gomment !

l'infant.

Merci, dona Beatriz; merci, don Jorge. Je vous ai laissés me protéger, pour que votre hospitalité restât celle qu'elle est. Mais maintenant on ne me prend pas, c'est moi qui me livre.

DONA FLORINDE

Ne te livre pas !

L'INFANT, bas.

C'est la seule chance. (Haut.) Je montrerai ainsi que je n'ai rien à craindre. Mon frère ne me condamnera pas sans preuves. Quand un soupçon ose s'attaquer à moi, je le regarde en face et je lui fais baisser les yeux.

C'est votre volonté?

l'infant.

Venez, alcade, (il sort avecles alguazils.)

DONA FLORINDE

Oh ! je te sauverai malgré toi ! (Eue regarde don Jorge,

qui a les yeux fixés sur sa mère.)

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