‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 116 sur 165 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ZORZO.

Ceci n'est plus une raison.

" MDDARRA.

C'est un ordre.

z orz o.

Je réponds aux raisons avec des raisons, et aux ordres avec ma dague.

MUDARR A.

Soit.

ZORZO, dégainant.

Du bruit tant que vous en voudrez !

MUDARR A, à part.

Ah ! du bruit? C'est justement ce qu'il ne faut pas. (a zorzo.) Excusez-moi, sefior, je n'ai pas eu l'intention de vous offenser.

> ZORZO, rengainant.

Je vous excuse. Vous allez me faire la courte échelle ?

MUDARRA

Causons. Quelle singulière idée avez-vous de coucher sur un balcon? On ne couche pas sur un balcon.

ZORZO.

Vous préférez coucher sous une porte ? Chacun son goût. Le pavé de la rue a ses charmes. Je ne voudrais pas humilier le tas d'ordures.*

MUDARRA

Je n'ai rien non plus contre les balcons, mais il n'y

a pas que celui-là. Prenez-en un autre, n'importe lequel. Tenez, j'en connais un, près d'ici, très bas, on n'a qu'à enjamber, avec un appui pour la tête. Venez, je vais vous y conduire.

zo RZO.

Merci, mais celui-ci me plaît.

M UD ARRA

Quel intérêt avez-vous à choisir précisément celui que j'excepte ?

ZORZO.

Quel intérêt avez-vous à excepter précisément celui que je choisis ?

MUDARRA

Eh bien ! oui, j'y ai un intérêt.

z ORZO.

Dites-le donc !

MUDARRA

Vous êtes cavalier ?

ZORZO.

Il ne me manque que le cheval.

MUDARRA

Vous garderiez un secret qu'on vous confierait?

ZORZO.

Je garde tout ce qu'on me confie !

MUDARRA

Alors, écoutez. Je vous avoue que vous me gêneriez un peu en restant ici. J'ai un rendez-vous.

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