ACTE DEUXIÈME
ZORZO.
Dans cette rue ?
MUDARRA
Dans cette rue.
ZORZO.
Avec une femme ?
MUDARRA
Parbleu !
Belle ?
MUDARRA
Comme le balcon de TAlcazar !
ZORZO.
Pourquoi n'allez-vous pas chez elle?
MUDARRA
Elle a son mari.
ZORZO.
Elle est mariée ?
MUDARRA
Oui.
ZORZO, croisant les bras.
Alors, c'est donc d'un adultère que vous me parlez ?
MUDARRA
Eh bien?
ZORZO, indigné.
Et vous me proposez d'en être complice? Vous me demandez d'autoriser votre scandale par mon absence et de laisser la place libre à votre concubinage ?
Senor...
ZORZO.
Vous m'offensez dans toutes mes pudeurs !
MUDARRA
Parlez moins haut.
ZORZO.
Moins haut? mais je vais crier, au contraire ! Je ne souffrirai pas que la morale reçoive cet affront ! J'appellerai tous les voisins au secours du mariage ! Je vais réveiller toute la rue ! A l'aide ! à l'aide !
MUDARRA
Veux-tu te taire ?
zo RZO.
Au feil ! à l'amOUr ! (il ramasse des pierres et les jette dans la fenêtre du balcon.)
MUDARRA
Tll te tairas ! (il tire son épée et Zorzo la sienne. Ils se battent.)
ZORZO.
A moi, les maris !
MUDARRA
A toi, misérable! (La fenêtre du balcon s'ouvre. Le roi y paraît. )