‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 15 sur 165 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DON ELISEO, seul.

Mais quelle idée a-t-elle de vouloir Un épouseur, étant épouse? Il va falloir Que demain je déploie une éloquence extrême. Si sa main était libre, évidemment, je l'aime, Elle est jolie; elle a l'œil vif et le front pur, Elle est légère et chaste, un oiseau dans l'azur ,. Le jour où je verrais possible l'hyménée, Je prendrais à l'instant une fuite effrénée ! Je l'aime; mais mari, jamais! Je me sens peu D'humeur à prononcer déjà l'éternel vœu. Ai-je, ô la plus charmante entre les créatures, L'âge de renoncer aux folles aventures, Aux balcons enjambés, aux maris furieux, Aux parcs où, la nuit, glisse un pas mystérieux,.

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