‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 153 sur 165 · ACTE SIXIÈME. 247 LE ROI · texte numérisé non relu

ACTE SIXIÈME. 247 LE ROI

Ni personne, à votre connaissance ?

DONA BEATRIZ.

Est-ce que je ne vous préviendrais pas ?

LE ROI

En effet, vous ne me laisseriez pas surprendre, même par votre fils. Il n'y a donc nul danger. Je nè prendrai pas de précautions.

Bon ! voilà que vous n'allez plus vous garder à présent! Vraiment, vous ne savez qu'imaginer pour me faire souffrir.

LE ROI

Voyons, tu sais quelque chose?

DONA BEATRIZ.

Non^ rien.

LE ROI

Bien sûr?

DONA BEATRIZ.

Rien.

LE ROI

Je vous crois, (n appelle.) Mudarral

DONA BEATRIZ.

Que lui VOUleZ-VOUS? (Entre Mudarra.)

LE ROI

Avec'qui es-tu dans la salle d'à côté ?

MUDARRA

Avec Diego de Padilla et les arbalétriers.

LE ROI

Je n'ai pas dormi la nuit dernière et je sortirai encore cette nuit; je vais prendre un peu de repos. Votre bruit serait trop près de moi, allez dans la salle d'en bas.

MUDARRA

Tous?

LE ROI

Tous. — Va. (a dona Beatriz.) Vous n'avez rien à me dire ?

DONA BEATRIZ.

' Rien.

LE ROI, à Mudarra.

Va. (Mudarra sort.) Vous voyez que je vous crois. Je m'en rapporte à vous aveuglément. Je suis si sûr qu'il n'y a pas de danger que je laisse ma porte ouverte.

DONA BEATRIZ, à part.

Ciel!

LE ROI

Je vais dormir, (n sort.)

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