‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 20 sur 165 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Quel est cet idiot?

C'est vrai, j'étais stupide !

J'ai voulu faire peur et c'est moi qui frémis.

- ^ GRIF.

Peur à nous!

MIXOTORO.

Peur à nous !

TRAGALDAB AS.

Du calme, mes amis.

Mon essai iva pas pris, j'y renonce.

Adorable !

TRAGALDA B AS.

Adieu. Je vais dormir.

Il fait un pas pour s en aller.

M I >' 0 T 0 R 0 , le retournant brutalement.

Et d'un sommeil durable !

GRIF.

Du vrai sommeil î

TR AGALDAB AS.

Comment? — - Ah oui, vous supposez Que je vais vous trahir? Soyez tranquillisés, Ce n'est qu'afin d'avoir de l'argent pour me taire i. 2

TRAGALDABAS

Que je me présentais comme devant le faire;

Je n'en ai jamais eu l'intention, d'ailleurs.

Je suis, de ma nature, indulgent aux voleurs.

MINOTORO.

Voleurs !

TRAGALDABAS

C'est un métier auquel je m'intéresse.

Jl vous y faut beaucoup de bravoure et d'adresse...

Miriotoro exaspéré lève son couteau. Grif le retient.

Écoute.

TRAGALDABAS

Les voleurs sont, — même meurtriers, — Une réduction fidèle des guerriers, Auxquels on fait honneur de ce qu'on vous reproche. Des héros en petit. Des conquérants de poche.

MIJVOTORO.

Je vais...

G R 1 F , le retenant toujours.

Mais s'il nous croit voleurs, alors, mon cher. Que craindre?

HINOTORO.

Il fait semblant!

GRIF.

Il ne m'en a pas l'air.

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