ACTE DEUXIÈME
T R A GALDABAS.
Quel ami!
GRIF.
Que la braise De l'enfer vous... — Enfin, cavalier, à votre aise. Ce n'est peut-être pas un fort beau procédé Que reprendre un concours qu'on avait accordé, Mais si vous espérez que ça me désarçonne, Le bois n'a pas que vous de promeneur.
DON ELISEO.
Personne
Ne comprendra que pour un pareil différend Deux cavaliers...
GRIF, montrant Minotoro.
Voici quelqu'un qui le comprend.
DON ELISEO, à Minotoro.
Vous servez de témoin dans une telle affaire?
MINOTORO.
Certes !
DON ELISEO.
Vous acceptez que, parce qu'on diffère D'avis sur quelque sauce ou sur quelque rôti, Il faudra...
MINOTORO, confidentiellement.
Le sujet n'est rien, le démenti
Est tout.
DON ELISEO.
Tragaldabas a-t-il donc?...
50 TRAG ALDÀB AS.
MINOTORO.
Je me flatte
D'être aussi son ami, mais il faut qu'il se batte.
GRIF.
Je cours à la prochaine allée et je revien.
A don Eliseo.
Je le tùrai !
DO>" ELISEO, à part.
Ma foi, je n'ai que ce moyen.
A Grif.
Personne, je vous dis, ne daignera vous suivre.
GRIF, s'en allant.
Bien.
DO^" ELISEO.
Tous vous répondront — qu'on ne se bat pas i\
GRIF, se retournant furieux.
Je suis ivre?
Du front au talon!
GRIF.
Jours et nuits!
A Minotoro.
Suis-je ivre, mon ami?
MINOTORO.
Si tu l'es, je le suis.
GRIF, à don Eliseo.
Vous d'abord!
A Tragaldabas.
Tu permets qu'envers lui je m'acquitte,