‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 48 sur 165 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

TRAGALDABAS, seul.

Avant de m'embarquer, je crois Utile de sonder une dernière fois Ce jeune homme. Il m'a dit : A demain. Sa visite Ne peut guère tarder. Il faudrait tout de suite Inventer une épreuve — où je l'observerais. Les deux premières fois, ayant ma mort tout près, Je ne voyais plus rien. L'âme tranquillisée, Aujourd'hui j'épîrais jusqu'où mon Elisée M'appartient. Mais comment?

Il court à une fenêtre.

Ah ! le voici qui vient.

Je n'aurai pas le temps... — Un passant le retient. Qu'imaginer? Si?... Non, cette idée est meilleure.

"Regardant la porte de dona Caprina.

Des chiffons à choisir ! elle en a pour une heure.

Appelant.

Perez !

Entre un domestique.

Il va venir un jeune homme; je sai Qui c'est, introduisez sans avoir annoncé; Puis vous refermerez la porte, et que personne N'entre dans ce salon à moins que je ne sonne.

Sort Perez.

Où trouver?...

Voyant un flacon sur une table.

Le flacon de Caprina.

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