‹ Théâtre complet de Auguste VacquerieChapitre 56 sur 165 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

De ce tas de badauds qui grouille dans la plaine Aux parfums que ces bois exhalent?

TRAGALDABAS

En effet,

Il me semble flairer une odeur de buffet*

Montrant le chalet.

Quel est cet édifice?

DON ELISEO.

Un rendez-vous de chasse Où j'avais espéré qu'on me ferait la grâce D'accepter un en-cas : un pâté, quelque vin Et des fruits.

TRAGALDABAS

Votre espoir n'aura pas été vain.

Il court au chalet.

C'est fermé.

DON ELISEO.

J'ai la clef.

Il va ouvrir.

TRAGALDABAS, à dona Caprina.

Viens.

DON ELISEO.

Madame est servie.

DONA CAPRINA.

Merci, je n'ai pas faim.

TRAGALDABAS, venant à elle. Bas.

Ce senor nous convie...

n TRAGALDABAS.

Je refuse.

T RAGALDABAS.

Il a fait beaucoup de frais ; mes yeux Ont erré là-dedans, l'en-cas est sérieux, Et nous offenserions, s'il faut que je le dise, Cette civilité... .

DONA CAPRINA.

Qu'on nomme gourmandise...

TRAGALDABAS

En réf. .

DON A CAPRINA.

Je ne veux pas rester. C'est absolu.

TRAGALDABAS, à don Eliseo.

Elle hésite.

DONA CAPRINA.

Non pas!

DON ELISEO, venant à elle.

Vous ai-je donc déplu?

En quoi? Cette douceur d'être une fois votre hôte, Pourquoi m'en privez-vous? Apprenez-moi ma faute, Pour que mon repentir efface mon péché Et que vous pardonniez.

TRAGALDABAS, à dona Caprina.

Cédons, je suis touché.

DON ELISEO.

Qu'ai-je fait? dites.

Qui t'arrête?

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